Non au sommet des pilleurs à Lausanne ! 17-19 avril

Dénonçons l’extractivisme et l’impérialisme mortifère

Du 20 au 22 avril prochain, aura lieu comme chaque année le Global Commodities Summit au Beau-Rivage Palace à Lausanne.

Organisé par le Financial Times, ce sommet réunit des dirigeant·e·x·s d’entreprises de négoce, des représentant·e·x·s de milieux financiers ainsi que des personnalités politiques. Stop Pillage appelle à se mobiliser contre le sommet organisé par le Financial Times à Lausanne comme point de départ pour dénoncer l’impérialisme suisse dans son ensemble !

L’impérialisme suisse n’a pas pris le visage d’une puissance militaire coloniale. Il s’est développé dans l’ombre des États qui ont colonisé par la violence une grande partie du monde. Il repose sur la domination des marchés de la « périphérie » par l’exportation de capitaux et l’implantation massive de multinationales suisses, aujourd’hui encore dominantes dans des secteurs clés comme la chimie-pharma, l’agroalimentaire, l’industrie ou l’extraction minière. En installant des filiales dans les pays de la périphérie, ces entreprises fondent leurs profits sur l’exploitation d’une main-d’œuvre bon marché et souvent réprimée, ainsi que sur le pillage des ressources naturelles, tout en rapatriant une partie des richesses vers la Suisse pour jouir d’une fiscalité au rabais. Or, leurs activités reposent sur l’exploitation déshumanisée des populations de la périphérie et le pillage de leurs matières premières. Ces mécanismes mettent en lumière la dimension raciale du système capitaliste pour lequel toutes les vies ne se valent pas. 

L’impérialisme helvétique participe directement du pillage des richesses des pays colonisés ou dominés. Le paradis fiscal suisse permet à des multimillionnaires de tous les pays de déposer leur argent sur des comptes numérotés en toute discrétion, favorisant ainsi l’évasion et la fraude fiscale. Le détournement de ressources fiscales dans les coffres helvétiques prive les autres pays de sommes indispensables au financement de leurs services publics, voire à la satisfaction de besoins essentiels. En attirant ces capitaux, les banques suisses contribuent non seulement à accentuer les inégalités, en particulier au détriment des pays de la périphérie, mais elles reprêtent en plus à leur tour une partie de ces sommes aux pays dont elles proviennent et s’enrichissent ainsi en percevant des intérêts souvent usuraires. 

Le forum Stop Pillage sera l’occasion de dénoncer ce parasitisme. Nous demandons, la fin de l’extractivisme et de l’impérialisme – et de la violence raciale qu’il impose – le démantèlement des géants suisses du trading et du paradis fiscal helvétique, le droit à l’autodétermination des peuples et celui de disposer de leurs ressources. Mobilisons-nous pour un autre modèle économique fondé sur la justice sociale et climatique !